CHRONIQUES CHANGOLOS

pour te tenir au courant del rio Chango

samedi, juin 28, 2003

20 au 24 JUIN - Weekend de la St.jean 

Week-end intense et plus que pas mal long de la St. Jean:
le 20 au Manoir de Ste Félicité,
le 21 à Rimouski au Sens Unique,
les 22, 23 à l'Anse de Roche et
le 24 juin à St Eustache pour Arts en fêtes

C'est tassés dans un éconoline comme de la goberge à sushis que nous partâmes en ce matin ensoleillé et insouciant via le pays de la crevette ... Lauzion était en compagnie de Gildor Le Roy dans des conditions matérielles idéales proches du bonbon - ce sont ses mots - et Gaboo et Catwoman filaient le parfait trajet dans la sportive bleue de la féline calviériste ...

La thématique musicale de cette escapade jusqu'aux terres gaspésiennes était définitivement reggae: Bob, Alpha Blondy,Tiken Jah, Ijahman et Burning Spear live version K7 usées jusqu'à la trame et passant jusqu'à plus soif! Toujours sur le fuseau chango, le pare brise massacrant les insectes en tous genre, nous essayâmes tant bien que mal de vivre notre état de promiscuité avancée en relative harmonie ... multiples arrêts pour satisfaire les vessies féminines et évidemment la halte de la horde chez le fast food le moins cher pour se farcir les sous marins les moins pires que nous ne nommerons pas ... nous le savons, les routes du Québec sont pleines de surprises gastronomiques en tous genres parsemées comme des fleurs sauvages ... Tonterias ! Toujours les mêmes crisses de putain de junkerias à marde,tabarnak ! -
N.B: Nous songeons fortement à remédier à cela en s'achetant glacière et BBQ -

Rotant son coke et crachant le périscope de son sous marin, Animal continuait à nous malmener de sa conduite virile, et ce jusquà la gare routière de Rimouski où nous pensions récupérer deux boites de cd chango qui n'étaient point encore là: en voiture à nouveau pour les dernières lignes courbes, nous avons pu nous extasier en masse sur le littoral et ses merveilles, les champs, les bovins et l'apparente douceur de vivre de ses terres lointaines... Nous avons salivé abondamment à l'idée d'un homard grillé,dans nos rêves car on l'a jamais bouffé et entonné des chansons paillardes sur " les bobettes des filles de Matane qui sentent la crevette et ça me tanne " - quel jeu de mots ! - ..
. On arrive chez Denis et Claudine du Manoir vers 17 h, un peu raqués mais heureux d'être contents:promenade près du Saguenay,sieste sur le divan posé sur la terrasse, p'tite bièwe puis c'est tipar! let's go to down town Matane, histoire de faire la promo comme des manouches à même les cafés pour étoffer la jauge public à soir ... " perdido en el corazon sin ma harley davidson" devant une bande de motards, trois p'tites tounes et pis s'en vont devant le Bilbard, idem dans un resto pas loin: Val et Claudanie sont un peu gênées et Macéo n'en revient pas des vannes balancées face public: "vu qui s'passe jamais rien dans vot'putain d'bled, tu y vas un peu fort quand mêmeLundo " ... oui mais mon frêre, c'est-ti pas la pura verdad ?

On revient au bercail, Gonzales et Gaboo montent la sono avec Claude Caron, un vieux routard des fréquences qu'a p'us d'oreille mais de l'expérience pour éviter que ça sonne le cul le soir venu et pour la modique somme de 125 $: c'est-tu pas de l'entraide ça ? Y'a pas trop de feed backs, les tympas sont ravis mais pas autant que notre estomac qui se délecte de la cocina familiale ... on chille dans nos quartiers respectifs et vers dix heures on envoie la salsa pour un beau set intime devant trente personnes (?!): guerre de clochers oblige, les gens de Matane boude la Sainte Félicité et malgré celle du moment passé pas d'quoi les en féliciter ... ah ah !
Ça se termine comme il se doit aux petites heures et au coin du feu: Anit jamme du tzigane comme un déchaîné, Kuba a acheté de la vodka, les maringouins s'occupent du nôtre, la bière coule à flots ainsi que les palabres, les étoiles scintillent dans le ciel clair, on voit même des aurores boréales ! C'est dans ces moments là que la manoucherie prend tout son sens malgré les embûches et les difficultés à faire le plein d'essence ... On dort comme de la marmaille mais pas longtemps par exemple:on nous prépare des gaufres maison aux oeufs frais de son poulailler et aux frais de notre charmante hôtesse ... dernière halte sur la plage avant le départ: tonton Macéo va à la pêche aux moules avec Tao, Maruchka joue à la sirène sur son rocher, Gaboo contemple le large, Léo fait son yoga, Anit est parti en expédition solo, Animal sieste sur le sable et Kuba se fair raser le crâne, ce qui lui vaut maintenant le sobriquet de Jacques "Willis" ... Photo de famille,au-revoirs chaleureux et vroum hasta Rimouski!

On arrive à la roots, tout est en retard comme d'hab', alors on flâne, on picole de la Sol sur la terrasse sans parasol, on jamme, on est mou des guiboles, le gars du son connaît rien à la console, ça fait des feed en faradoles ... on remet l'affaire à plus tard, ça va sonner pourrite à soir ... au lieu de se crêper le chignon, on va y manger des galettes aux fruits de mer et la touche sucrée sur la jetée:le temps est exceptionnel, il fait chaud, c'est jour de solstice on va fêter en crisse ! Et comme de fait, le monde arrive un peu sur le tard: la chaleur est écrasante et sur scène c'est les tropiques; le son est loud, très rock et le premier round tarde à décoller même si les gens sont d'dans ... difficile de garder la tightness pour les brass tant les moniteurs nous crachent un relentless "om" dans les basses fréquences, vraiment prenant ... on se fait un pow wow à l'arrache avant le deuxième et zerbia ! la nuit se fait un brin plus fraîche et l'on respire enfin:le public est chaud et danse à donf', les filles sont belles et le son plus rootsy: high-fi versions de "como el viento" et "zen in da zion zone" qui adlibe sur un afro funk pas mal hot ... on tient la vibe jusqu'à la ultima rola; ce fut un beau concert, difficile au début mais avec de belles vagues, prometteur donc pour le Festijazz cet été ... - Seul bémol de notre passage au Sens Unique: l'accent mis sur une promo coûteuse à défaut d'être plus underground, et ce malgré la jauge public possiblement ouverte à notre son, nous laisse dans l'amertume d'un break event: je me prends un peu la tête avec les organisateurs opinant que toute l'énergie mise à profit n'a été qu'un succès relatif si tout le monde n'a pas réussi à faire son beurre et l'argument du défrichage ne me semble pas peser suffisamment dans la balance ... on fait les choses avec les moyens qu'on a et les commanditaires devraient aussi laisser plus de marge de manoeuvre quant à l'utilisation de leurs enveloppes, qu'elles ne tombent pas dans les mêmes mains en circuit fermé bière-radio-télé avec des peanuts pour les zicos siempre -

La nuit porte le miel du conseil et le soleil des idées nouvelles: on se quitte sur une belle note, avec une autre crêpe dans la barrigue, on charge la van y los vamos a tomar la barca sur le Saguenay direction Tadoussac, la gousse en vrac ! On jamme comme il se doit sur le bateau mais on passe pas l'chapeau, Kuba est content, rivé sur son écran, Tao gribouille et l'air est frisquouille ... On débarque à Forestville: la baie est magnifique avec des îles parsemées de végétation; l'air fleure bon l'iode et le soleil darde ses rayons sur la couenne ... quel bonheur ! On est à une heure du repère des corsaires rastas Charlot & Pasta Benny, on gaze pour pas tomber en rade ... on s'échoue près de l'auberge, on se ravitaille à la boulangerie pour du pain, du calendos et des gateaux et on se pose la graine près d'un lac écoeurant:et là tranquille ,à la fraîche, on se siffle une caisse de Kokanee volée la vieille, Anit et Clanie font du canoë, Tao barbote, les autres nagent ou flânent sur la plage ... Course à la barbaque pour le barbecue du soir, fromage, pinard ... de l'alégria en barres, mes amis ! On bouffe comme des chancres en écoutant encore du reggae, on trinque à la beauté d'la vie et on prend ça musical'ment roots jusqu'au lendemain ...

Le site se transforme toute la journée en fourmilière d'activités diverses: le stage monté par Ben et son pote, tout en planches et en rondins, est vraiment hot, le feu va être gargantuesque tout comme les festivités ... le son arrive un peu à la bourre, on sound checke à l'arrache - comme d'hab otra vez-, mais Alain el padre de Ben et d'Animal, nous fait sonner ça comme un chef ... on s'échappe qq heures près du Saguenay avec Maruchka et Tao;on lance des cailloux dans la flotte puis je m'y jette mais qu'est-ce qu'elle est frette !
Pasta a la carne version recette collective dans le manoir de la lune, bouteilles de pif et qq spliffs et en moins de deux on est sur scène et on l'a pas vu v'nir ... Le premier set sonne bien mais j'ai du mal à rentrer dedans à fond, m'étant pris un peu la tête - encore ? mais quel sale caractère ai-je donc! - avec mi amor juste avant ... courte pause, un baiser de ma beladonne et le deuxième sonne la tonne avec la belle reverb' naturelle des montagnes alentour avec des pains, certes, mais muchos momentos magicos !
Merci mille et mille fois Charlot et Benoit pour l'invitation et la buena onda mis sur le projet:une belle St Jean,des comme on en voudrait plus souvent et comme une intuition: cette idée de stage dans la nature mais fait avec respect témoigne d'une envie qui pourrait faire des p'tits partout au Québec et attirer de plus en plus de monde qui ont envie de tripper hors des sentiers battus, à la roots ... Le feu fourmille de rires, de conversations lâchées loosse, de substances en tous genres: Anit, c'est décidemment son week-end jamme du manouche métal, accompagné de Clanie à l'accordéon, d'une elfe qui joue faux de la flute, d'une louve qui braille toutes les 32 mesures et d'un brouhaha incessant ... Je jette l'éponge vers 4 h du mat',sachant qu'il faut réveiller la tribu qq heures plus tard ...

On est encore paqu'tés mais i'faut paqu'ter la van por la ultima vez ... Lever difficile pour les changolos, même sur du bon reggae roots, qui est décidemment la B.O de cette fin de semaine ... petit déj' à l'arrache, on calle tout le monde au moins cinq fois et ça fait la sourde oreille ... c'est Anit qui chauffe et c'est pas triste de le voir souligner toutes les paroles de Bob d'un geste de l'index pour se tenir réveillé ... une halte à Baie St Paul après le traversier: le paysage est sublime mais la serveuse est une vraie conne qui a le tour pour rendre Maruchka un brin impatiente ... anyway, on a tous des petites mines et on en mène pas large!
Le trajet jusqu'à St Eustache se termine sur des siestes avortées faute de place et une relative inquiétude face à un retard grandissant, surtout que la tank nous annonce "low fuel" ... on est à la bourre comme de bien entendu mais accueilli à notre arrivée sur les lieux avec le sourire: on décharge le matos version F1 sous valium ... Lauzion a la banana et Catwoman est tout de bleu vêtue St. Jean oblige ... sound check efficace pour une fois et plouf ! dans la piscine municipale pour une heure de fun collectif et de casse-couillage intense de la maître nageuse à cheval sur ses petits principes à la mord-moi-l'-noeud, du genre "Fais pas ci, fais pas ça a, dada prou prout cadet" ... sur ces entrefaites, ballade dans les ruelles à la recherche d'un resto: y'a pas gwand chose et dans l'assiette, c'est un peu caca pouette comme dirait Tao ... Les Denis Drolet se déchaînent pas loin, la foule est d'dans, il fait chaud, on est contents ! On chille dans les loges, on affine le set list en gang -pour une fois !-, on se crinque et BANGERANG !
Dans ta face et dans ton coeur!
Un show tout bonnement hallucinant, fluide, tight, filmé par bout par Vlada notre webman préféré du reste, qui part sur les chapeaux de roue avec la samba de Léo et Gonzales ... ça s'enchaîne en yab' et ça kicke grave au milieu avec "Joyeus'ment désespéré", "La vie c'est dur" et "Asi es el hombre"; le monde chante les tounes, celles de l'album en tout cas, on en revient pas !
Fraternité universelle et tribute au Québec: une vague plus calme donc sur "Mekench Mouchkel" et ça repart en fou avec "Rien n'va plus ", "High aïe aïe !" et pour l'occasion, "Le p'tit bonheur" ... pour nous c'en est un grand à tout points de vue, sachant qu'on est pas tel'ment pure laine en partant ... On termine le bal avec "Science sans conscience" dans le tapis avec Anit front à la rythmique un pied sur les moniteurs, skankant comme un épileptique ... ça sonne le plomb et ça chauffe à blanc; les brass sautent partout, tout l'monde est fou comme d'la marde: je saute sur les sub-boofers pour la finale avec le public et ça tangue en maudit ! On sort de scène, oublie ça ils veulent un rappel et ce sera "Otro mundo": un peu speed mais bien livrée pareille, beaucoup d'émotion ...

Merci mille fois au festival "Arts en fête" pour l'invitation et a todos los locos pour la lévitation ! Près des rembardes ensuite,on vend tous un peu le merch' et les cds, on discutaille et on signe même des autographes -et oui!-, une binouze bien méritée dans la mano ... Le gars sympa qui a filmé le show nous le fait voir juste après et pour une fois on capote mais positivo ! Allez, une dernière fois le matos, la gang est brûlée et n'ira pas boire un rumalesco, boisson maintenant célèbre dans un certain rade de zazous, à l'heure des afters ...

En résumé,en conclusion, de ce week end intense et pas mal long: 1748 kilomètres de joies, de folies, d'aventures,de tensions, de chicanes, de zizique, de mouches noires, de moustiques, de spliffs, de sticks, de moments mystiques, bucoliques,éthyliques ..."

posted by Lundo 17:24

samedi, juin 14, 2003

6 au 11 JUIN - Marathon de training pour l'été.  

L'Alizé,
l'Auberge de Saint Fortunat,
le Petit Campus,
le Zaz Bar et
l'Hotel Hilton de Hull

C'est au sortir du lit, vers pas loin de midi avec les p'tits yeux fruits et le cerveau confit que j'me souviens des confettis ...

On commence avec le show pour la gang de "Crecer sin fronteras", projet de voyage et de partage au Pérou ... prix citron pour la désorganisation, mais mucho corazon ! On arrive à l'Alizé, pas un chat, rien n'est patché, yeah ! Alors on se pète des sushis, on line check à l'arrache et ok ! y'a pas d'autres groupes invités, c'est pour ça qu'ils nous ont placardé coloré partout dans le quartier ... heureusement que l'on est une smala nombreuse et heureuse aux multiples ramifications, car on est les seuls à backer le show à soir ... mais y'a d' l'espoir !
Baptème du feu de joie pour Oztara, duo acoustique et ludique avec Luca et Claudanie et retour de Catwoman avec nous sur scène après deux mois d'aventures intenses au Maroc ...c'est pas parce qu'on sait pas ce qu'on fout là qu'on va pas faire la bamboula et comme de fait, le monde rentre tranquilo, bien décidés eux aussi à s'envoler sur notre tapis: ça a frolé la gig brune, pour donner finalement un très beau party ... alors bonne route à la gang et la proxima vez, on se prépare un peu mieux pour que ça fesse !

Des lendemains qui chantent ... des vacances payées mais pas payantes, non loin du pays de l'amiante ... lever roots, courses de dernière minute, ch' veux hirsutes et kawa dans la hutte ... le ciel est un brin nuageux, mais il flotte pas tant mieux ... la smala toujours sur le fuseau chango,...légèrement décalé mais prêt à caller; et ce matin ah ah ! on part pour Saint Fortunat ...
Léo est trop love et se perd dans la mangrove, Rico Lauzion, da rastabikerman, gobe les mouches noires sur sa Suzuki noire, Clanie, Anit, Luca et Miguel sont dans une dimension parallèle et tous les autres apprennent les joies de la promiscuité dans une huit passagers ... La Tordue et Macéo dans la sono, Mr Bobby aussi ... les joyeux zurbains que nous sommes capotent sur les paysages et les joies du plancher des vaches et pour une fois les appaches sont même pas à l'arrache ... Halleluyah !
On bouffe du bison dès notre arrivée sur les lieux, avec une binouze bien fraîche et ma foi on est pas les plus malheureux - N.B: à prononcer à que l'accent paysan - On installe le campement, les instruments, on zone, on flane, on fume des oreilles et du crâne ... shoukran ! Le show est à l'image de la vibe, ça peut flotter un brin mais on te met le waï, ça clanche jusqu'à la fin sans lâcher la mitraille, les cds, les chandails se vendent comme des p'tits pains, l'artisanat des filles émoustille les p'tits malins ... la caravane passe, la fête est dans' place ! Après trois heures et demie de F.I.M.I c'est fini les cigales n'ont plus de fourmis mais l'envie d'être sur la brosse en estie ! Champipi, eau de vie, cerveza et tutti quanti ... high aïe aïe !!!
Ça fête fort jusqu'aux aurores, le frigo a des remords, y'a p'us rien dans l'coffre fort ... Baladin sur les chemins, vagabond solitaire, d'une vieille chanson, je me souviens ... tiens des bouteilles de bière, égrennées comme des cailloux ... est-ce le petit Poucet sur la brosse et ben saoûls ... non c'est les hongonautes, juste en haut de la côte ... Val contemple la rivière, les autres sautent de fou rires en fougère ... Où vais-je, où cours-je et dans quel état j'erre ...téléphone maison ... zzzzz ...

Dimanche, jour du seigneur et des baigneurs: le grand Yogourd nous amène dans sa cour et le bonheur est pas pris d'court ... le lac est frais mais ça le fait, les mouches noires mordent aux mollets et moi qui fait des jeux d'mots laids, je l'ai gouté le calumet ! Mais on était groundés pareil et ça chauffait comme le soleil sur cette p'tite scène là avant un faux départ pour cette messe païenne, et ce dès le deuxième accord de guit' sur "canto po' la tierra " ... clin d'oeil à la Pourpour, crème en fils à l'anglaise qui s' touchent pour le grand Gour(d)ou qui rejoint Morphée un peu tôt à not'goût et vlan ! Deux sets du yab' et un son presque impeccab' ... des gens ravis, elle est pas belle la vie mais de mon humble avis, et c'est pas du pipo: cheapo le chapeau ! (bis)
Aaaah ! Voilà qui est dit ... et qui nous amène au bout d'la nuit de manch'di ... Feu de joie, pâtes, jam,qq conversations houleuses dont le Captain Naimo fut la dent creuse, bats sur le balcon, Kuba, ses arrangements et ses human bonus les yeux rivés sur son i book, Luca ou l'enthousiasme incarné, une partie de la gang brûlée, l'autre se consumant par les debouts ... zzzzz ... sur les chapeaux de roues dépassant la nuit blanche, la van s'en va, ainsi que le racoon, traversant tempêtes et éclaircies ...

Courte sieste à la case et retour sur scène au Campus pour la levée de fond du documentaire "Ils vous diront": bel accueil, techos coolos, sourires, sushis, hummus et taboulé ... Que demande le peuple ? Locura ouvre pour un set d'une demie heure:band sympa, good vibe folk et propos pas cons ... suivi de Oztara otra vez - ça commence à faire première partie officielle ça ! - qui nous font trois p'tites tounes et pis s'en vont ... ça sent le printemps, la chaleur et quelle clameur mes amis ... Yes I ! Pour un lundi soir et une promo undercrunch, c'est full house et c'est tant mieux ... Jero, Karim, Yves, etc,... los hermanos sont là et on ne s'y trompe pas: malgré la fatigue dans les guiboles, ça sonne le plomb et ça s'enchaîne d'une façon magique et déchaînée:les nouveaux riddims sont fluides tout comme les impros, le public est chaud y los vamos todos harissa harriba !!!
Aligato los locos et soyez encore des leurs, fuyez les leurres mais soyez à l'heure si vous avez pas trop d'alcool dans l'sang le lendemain de la St Jean le Lundi 25 Juin au P'tit Campus avec Colectivo pour le deuxième volet de la levée de fond du docu "Ils vous diront" ... quant à nous on joue beaucoup alors checkez ça sur la pagina Bamboula !

C'est pas fini ! Le lendemain - qui déchante un brin - on remet ça à 3 lascars fissa fissa au Zaz Bar avec Animal et Gaboo sous le nom de Los Gravos ... d'abord dans la rue pour ameuter les amateurs d'apéro festif et perdus au fond d'la salle, branchés dans la sono ripou et abusant alegre de sangria ... trois sets latino-rock-reggae-acoustik stylee pour le plaisir d'un nombre croissant de public féminin - et oui ! - qui dansait fort, ce qui est pour le moins encourageant ... c'est rigolo et sans prétention, tight pas si pire et de 7 à 10 tous les mardis pour la modique somme de 4 piasses ... que mas ?
Y'a toujours un amigo qui vient péter le jam en notre compagnie ... proxima vez: Didas Kickass, el matador gaucho de la guitarra electrica, cabron !

Non ce n'est pas une blague; après quelques vagues oniriques dans les sphères morphéiques, nous nous levâmes tous pour reprendre la route: à Hull cette fois, dans le fief de nul autre que Enrique de Lauzion, maestro frequentiel ... pour une gig corpo terminant un séminaire ...de psychiatres ! Et où donc ? Au Hilton ! Frisbee dans le couloir près des toiles à 5000, jonglerie, pitrerie et moultes espiègleries ... Tout est en retard comme d'hab', alors on va bouffer dans le salon VIP, oui môssieur, et quand on artille enfin ce putain de stage, ne sachant vraiment pas à quoi s'attendre ... la pura fiesta man, jusqu'à la dernière toune ... i' trippent fort les psys ... peut-être qu'i' ont ont goûté aux pilules dernier cri, avec ou contre leur gré -rires- mais ça valait le détour ... on a moins trippé par contre quand Macéo Van Frit nous a annoncé la perte des clés de la van, avec l'adresse de l'hotel à l'intérieur ... Ah Ah ! Chango Family ! Il fallait bien une twist à l'affaire, histoire d'éprouver patience et bonne humeur ...Val calle le CAA, on attend sur le parking pas avares de boutades à l'égard de notre tromboniste ... Puis à l'hotel, le receptionniste nous les casse ... Au petit déj', même topo ... un poco pero non troppo ... Anit "Shanti" Yam Ghosh pête sa coche quand le serveur nous traite de cochons, Val renverse cendrier et café sur la table pour rendre la pareille à la serveuse en l'insultant comme une manouche, je crie avec le peu d'élégance qu'il me reste au scandale: bref, un brunch paisible au pays des gringos perdus dans la matrice ... on sera bientôt barrés dans tous les motels de la province !

Allez los pinche locos,on se voit ce week end au vieux port à la grande fête de la course, si la météo nous lâche un peu loosse !

posted by Lundo 13:26

mardi, juin 03, 2003

31 MAI '03 - l'Aut' Caserne de Limoilou 

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C'est un peu la tête dans l'cul, mais le sourire aux lêvres de la veille qu'on a pris la ruta pour la capitale ... rootsy, tel était spontanément le mot de désordre de notre journée: on avait emmené avec nous les lampions, les tissus, la stupa et une putain d 'envie de rocker la casbah.

Super sound check, - on a eu le temps cette fois ! - et une halte à la salsa, une taqueria écuadorienne pas loin pour une cena épicée avec una bomba en bikini qui tue les méchants à la télé ... beaux moments de smala mais carrément à la bourre pour la bamboula, comme d'hab' !

On arrive à l'arrache donc, c'est sold out ben raide, on est "joyeus'ment désespérés": Léo "p'tit Che" et Sylvio "Animal" Gonzales nous parte ça dans le tapis samba stylee ...un premier set magique et drôle et un rapport public rare: les tounes sont fluides et senties et on s'en plaint pas ... una chica pausa et on te reprend le deuxième set zerbia zerbia à donf reggae one drop que te mata cabron et ça lâche pas jusqu'à la dernière note ... un très beau rappel avec "Otro mundo" une nouvelle pièce afrobeat brazil un peu lente mais bien sentie pareil ...

On aime-tu ça venir jouer à l'Aut'caserne ! Quel public et quel staff accueillant ! Merci merci merci !!!
Par contre pour les afters on repassera ... on a zoné longtemps dans la vieille ville avant de s'échouer pour una cerveza tranquille ... la prochaine fois on prendra les instruments pour provoquer un jam qq part ... Checkez ça et à très bientôt los locos..



posted by Lundo 22:28

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