CHRONIQUES CHANGOLOS

pour te tenir au courant del rio Chango

mardi, juillet 22, 2003

18 JUILLET - Le Va-et-Vient  

LA BANANA FIESTA !!!

"Les trente balais de mon pote Éric, une super déco tropicale, du bon pinard y mucha gente malgré les nuits d'Afrique, Juste Pourri et toutes les autres bamboulas dans cette ville saturée tout l'été, ça donne quoi cabron ?
Un cocktail molotov y UNA PURA FIESTA CHIDA !!!
Rico à la sono, de la connerie à pleins tubes au rendez-vous, Antonio notre ami méxicain qui nous offre un magnifique chango en papier mâché trônant sur l'ampli à Gaboo, le sourire de Mel la coccinelle -Valérie nous trompant une fois de plus avec Richard Petit- Deux sets hallucinants de feeling , comme presque à chaque fois que l'on vient joué icitte et illicitte, tout le monde à donf',-c'était pas difficile comparé à Ste Hyacinthe !- et une version historique de "science sans conscience" avec une régression mentale collective à l'état primitif initiée par Claudanie et Maruchka les guenons mystiques ...
Ça a terminé aux petites heures, la tête dans l'cul comme on dit, après plus de trois heures de zizique et de discussions enflammées debout sur le zing ... Et comme on aime ça être dingues, on remet ça à l'automne ! "


posted by Lundo 21:42

19 JUILLET - Harbour Front Festival - Toronto 

Brigantine Room
Harbour Front Festival

Que dire de cet aller retour extra terrestre en terre ontarienne et de notre performance ? Peut-être qu'après les high-fi vibes du pays du fromage, on était un peu décontenancés par le retour public plus straight et plus tiède ... mauvais créneau horaire, peu de monde pause trop longue entre les sets, ça a plutôt bandé mou: l'accueil du festival était moyen, sound check en retard et matos passé date, on nous a demandé une commission ridicule pour vendre nos cds alors on les a passé sous la table ... ils nous avaient présenté comme un band de folklore kébéwak mâtiné de world beat, ce qui augurait bien: nous avons pourtant bien livré da steak in da house, niaisé le sras et le côté anglo frio, Rico t'a fait sonné la vieille sono comme un chef et les gens nous on dit après que ça lève jamais autant !?!?
Va comprendre qq chose à cette ville qui est un mélange môche, bâtard et miniature de Tokyo et Nueva York ... Un peu abattus donc après le show et le démontage du band gear même pas d'after: on a bouffé des hot-dogs sur le coin d'une rue, Kuba est allé se perdre en solo, Gonzales et Anit ont jammé dans la cama avec du bon charras ... et le lendemain petit déj' dégueulasse ! Décidemment, je comprends presque mieux la somme indécente qu'ont demandé les Stones pour aller y jouer ...

posted by Lundo 21:40

mercredi, juillet 16, 2003

15 JUILLET - Ste Hyacinthe 

Les mardis Casimirs à Ste Hyacinthe

"On était-tu encore dans l'avion ou bien ? A manger du chocolat ou d'la raclette ? On s'est-tu dit qu'y avait pas l'feu au lac ? Pour celui là on se donne le prix chango du show le plus mou de g'nou de l'année en cours ... Tout simplement pas d'classe ...
Pourtant la famille de Macéo et on avait pas la frite !? L'accueil était génial, la piscine en après-midi fort agréable, on avait un plan after au Café le Zaricot Acoustique, notre loge était dans la salle du conseil municipal avec piano à queue pis toutte, on avait mangé de bonne pâtes avant, H'Sao avait fait 1 très belle première partie, la section rythmique avait abusé de boisson énergétique, l'endroit était inspirant ... RIEN À FAIRE !!! Le parterre était rempli de têtes grises et blanches, la première rangée était blasée -ce qui n'aidait pas-, les qq jeunes freaks étaient parqués sur le côté: un show de troisième age, tout le monde assis, calme, sous prozac: hallucinant ! Bon, on est pas reparti la queue de chimpo entre les jambes mais pas loin, ça a levé un peu à la fin mais pas d'quoi virer fou avec ça ... High aïe aïe !!!"

posted by Lundo 22:09

mardi, juillet 15, 2003

8 - 9 JUILLET Sherbrooke et Sainte Geneviève 

- La Fête du Lac des Nations à Sherbrooke
- Parc Eugène-Dostie à Sainte Geneviève

Des shows sympas mais sans grande teneur anecdotique ...
Trajets fluides, sound checks courts,... belle réaction public ...
Une entrevue avec Gonzales sur les ondes de Radio Énergie pour pluguer l'show complètement pas rapport et une fin de show tellement folle à Sherbie que ça a été le bordel pendant une bonne dizaine de minutes avant que Yello Molo embarque, même si c'était loin d'être un de nos meilleurs ...
Ah si, on a cherché une plage pour chiller et on s'est pris une de ces saucées sur la yeule mon ami, une tempête courte mais intense ...
Et Gonzales qui avait oublié ses lunettes de soleil nous est revenu trempé jusqu'aux os, le bozo !!!

posted by Lundo 22:11

10 AU 14 JUILLET Lausanne, Suisse  

RÉCIT DE NOS AVENTURES SUR LA BONNE VIEILLE
TERRE D'EUROPE DU 10 AU 14 JUILLET
À Lausanne en Suisse au Festival de la Cité

Après qq épisodes houleux et une balance financière désastreuse faute de subventions retirées à la dernière minute, nous avons pu partir avec toute la tribu sur la terre de mes ancêtres ... La garderie chango a pu se rendre dans sa totalité à l'aéroport et se retrouver dans la même configuration dans le Boeing 777 de British Airways ...

"No sleep until Ste Hyacinthe !", nouvelle chope de Gonzales après deux cafés cognac et nouveau mot de désordre de la horde ... Collectionnant les bouteilles et les demandes au hôtesses, la bonne humeur allait bon train, l'agence ayant eu la bonne idée de nous mettre tous ensemble ... les scéances de cinéma ont quand même calmé la donne et la fatigue faisant suite à l'excitation itou ... On arrive à Genève, on récupère nos frasques et nos poêles à frire acoustiques ou deux vans nous attendent,via le festival à quarante minutes de route ... On lit le programme, on arrive sur le site, on nous donne nos coupons de monopoly pour jouer aux stands et ni une ni deux sound check la tête dans l'cul, et le matos un peu éparpillé ...
Sur ces entrefaites arrive ma famille que je n'ai pas vu depuis plus de six mois: mucha emocion !!!
Souper dans la tente artiste, curry au poulet.... yeah ! -si les festivals au Québec pouvaient nous recevoir comme ça ce s'rait le nirvana -

Pinard et double expresso pour réveiller le coco, c'est à croire que c'est le trac qui est sorti sa boite de Pandore: je flippe ma race, ça fait longtemps que j'ai pas ressenti ça aussi fort,tant mieux et en moins de temps qu'il faut pour le dire les fauves sont lâchés: samba chango por llamar la suerte y los ancestros y los vamos "como estan los locos del pais del queso ?" sur 'la Chango Family', pièce d'ouverture de ce premier concert: les gens se rapprochent, le p'tit bois commence à prendre, Rico fait sonner ça bien: on enchaîne avec "C'est pas la fin du monde !" et "Joyeus'ment désespérés" à donf ', on fait sortir le méchant à coups de bpm dans le tapis et de décibels survoltés: c'est du punk rock caliente, ils aiment ça et ca y est, ça lâche plus, c'est la waï, on mets le feu !
Suit la vague reggae avec "Zen in da zion zone", "La vie c'est dur" et "asi es el hombre": ça sonne le plomb, et on confirme avec "Que dieu te bless'" et "Y'a rien à faire"... La suite du show relève de la pure magie, "High aïe aïe!" et c'est la folie devant et ce sera "Science sans conscience" et "Otro mundo" en rappel ... avec une spéciale dédicace pour mi abuela qui a 80 printemps était là devant à chanter et à taper dans ses mains pendant presque deux heures et qui le refera le lendemain: chapeau pour ta belle leçon de courage, mammy !
Pour un premier show en Europe, la smala s'en tire plus que bien et les applaudissements en backstage sont du miel: on chille à grands coups de 1664 et de raclettes, mon paternel se déchaîne à vendre des cds et les locos se coucheront tard: jam reggae avec Skapharnaüm pour Rico, Macéo et Kuba ... Val est malade et jette l'éponge ... On déambule dans les petites rues de Lausanne, une très belle ville, toute en hauteur, avec Animal et Gaboo à la recherche d'un after: ça jamme au 421 mais ça tire une peu sur sa faim,on rends les armes aux petites heures ... zzzzzzzzzz ...

Le lendemain, nous passons avec Maruchka et Tao une journée en famille près du lac et les locos font la même chose un peu plus loin se frottant aux locaux et à la beauté de leurs amazones ... En fin d'après-midi, après une sieste qui me transforme en zombie, on rends visite à des potes,Jérome et Yann de la Compagnie de rue Deux Rien Merci ! qui offrent deux spectacles drôles et diablement efficaces: "le petit cirque à bretelles" & La Fanfare DMT:pissant,un mélange de Chat Noir, Chat Blanc et de pantomime avec des gueules pas possibles ...
QG au café des artistes et pow wow sur le choix du set un brin difficile: la fatigue commence à remonter le long des guiboles ... expressos, préparation, line check et vlan ! on y est et la onda est électrique, c'est le show de clôture et y a du monde en tabarnak ! On ouvre par en dessous avec "Mekench mouchkel", on plante total le début de "Zen in da zion zone", une légère inquiètude se pose, d'autant que le son est plus ardu que la veille: qu'importe, on serre les dents et l'écoute, coute que coute et ça marche: le feu prend grave et même si c'est un peu plus le bordel que la veille, ca reste serré comme un café turc et c'est la folie dans le parterre et pour cause: il y a eu des frictions plus tôt dans la journée entre le staff et la mairie qui a congédié deux collègues du comité organisateur; j'en glisse qq mots avant "Y a rien à faire !" et là c'est le bordel absolu, le monde nous rejoint sur scène et jusquà la fin c'est la pura locura: on déborde de l'horaire prévu et on saborde le navire comme de bien entendu ...

Un grand merci à Patrice Chambaz et à Pierre Genoud pour l'invitation et au public pour la lévitation, c'est gravé para siempre dans nos corazons changos !!!

Beaucoup de bière, de vin, de raclette encore et qq pétards plus tard , trop high-fi et pas tuables, on a festoyé, erré, jammé au 421, afrobeat session avortée à trois heures par les keufs - ça c'est partout pareil- pour se retrouver avec Gonzales à 4 heures comme deux paumés du petit matin et croiser Dunia, une belle amazone racée de Lausanne qui nous a emmené voir le lever du soleil près du lac ... Nuit blanche et café noir, c'était pas la victoire pour dire aux miens au revoir ... Un peu brûlé Lundito !
Vers midi, Jérome vient nous chercher et on passe du côté français, pour une journée famille et campagne à Yvoire, très beau village fleuri qui ressemble un peu à mon pais ... Le soir, c'est la fête du 14 juillet avec feu d'artifices, apéro, champagne et promenade aux lampions pour les gamins ... Les autres furieux font la fête au festival de Montreux , où Macéo gélé comme un coin s'ouvre le pied dans une fontaine s'en même sans rendre compte ... Val tombe amoureuse au moins un dizaine de fois et Gaboo et Sylvio dorment à la belle étoile chez une petite sorcière du coin pendant que Kuba pratique ses chopes cool jazz à l'hotel avant d'aller chez les danceuses ... Nous les retrouvons le lendemain à la bourre, à deux doigts de louper l'avion parce que Rico avait oublié ses cds reggae dub sur le site du festival ... Nous prenons donc le 777 dans l'aut' sens moins primés qu'à l'aller mais heureux d'être contents d'avoir vécu de si beaux moments et d'en sentir d'autres se pointer à l'horizon ...

"Yes I !!! "

posted by Lundo 13:07

samedi, juillet 05, 2003

30 JUIN, 1, 3, 4 JUILLET - Ottawa, Montréal, Québec 

Fête du Canada, le 30 pour Célafête à Montréal et le 1er juillet au Parc de la Confédération à Ottawa et dans la foulée de nos folles tournées, shows des 3 juillet à St Augustin de Desmaures et le 4 à Sainte Foy pour le 395ème anniversaire de la ville de Québec:

Et oui, mes queridos carnelitos, nous avons joué et pour la Saint Jean ET pour la fête du Canada, n'en déplaise à une coupe de kébéwaks pure lainage de lama atteints malgré eux de falardoïte aigüe ... L'heure est à l'ouverture, à la fraternité universelle et je vais donc remettre à l'heure les pendules des inutiles guerres de clochers: le folkore, si tu penses qu'il faut le clore et l'inclure exclusivement intra muros et surtout pas chez les anglos, tu te fourres, mon homme et pas que le doigt dans ton oeil rétrograde et nationaliste ... la vivacité du bouillon de la culture locale est assez forte pour déborder du cadre et ainsi retarder ou même enrayer par un rayonnement plus global le lent processus d'assimilation linguistique qui pour certains paraîtrait inévitable: "langages toi" disent les Loco Locass, prémisse et pierre de touche de l'édifice ... et si au fond de ton subconscient brâme le souvenir des plaines d'Abraham, pardonne, fredonne, change la donne et fais que résonne le mantra de ton peuple comme essaient de le faire du reste les autochtones et que ta colère d'une journée par année ne soit pas comme un arbre qui cache la forêt ...

Nous arrivâmes donc au vieux port de Montréal en début de matinée et comme à l'accoutumée rien n'était patché et tout était décalé, en raison de qq ondées qui irisaient l'azur frondeur ... Nous avons donc passé le temps à refaire le monde près des quais avec Animal et Gaboo, non loin du Europa, un trois mats hollandais de la belle époque ... C'est après le glorieux set de Pin Pon et juste avant la prestation époustouflante Marie-Pier Perrault - quel pacing ! -,que nous scalpâmes les qq badauds présents et fuyant à chaque averse - il y en a eu trois, phénomène pour nous plutôt rare-, le soleil venant finalement couronner ce moment d'alégresse toute nationale, entrecoupée de propos subversifs à l'endroit des amérindiens que l'on aime oublier, tout comme les frasques de la diplomatie un peu molle sur la scène internationale - et voilà justement une très bonne raison de participer à ces célébrations pour se servir intelligemment de la tribune offerte - ...

Sur ces entrefaîtes, nous sommes partis pour la capitale afin de sound-checker pour le lendemain ... Clanie est restée sur le Plateau avec deux millions de choses à faire et au moins autant de boites à transvaser dans son nouveau nid d'amour ... Da horny brass salaces ont quant à eux fait l'aller retour pour la même raison vu la saison ... Gaboo a sauvé la mise à Paul Kunigis et ses sbires manouches en herbes folles, nous avons chillé dans le gazon en attendant not' tour, et Léo a pleinement profité du boost de la saison des amours ...
Petit diner en amoureux avec la princessa pour ma pomme et les furieux sont quant à eux allé errer sans les ruelles d'Ottawa pour s'échouer final'ment dans un rade et jammer jusqu'à plus soif ... Nuit de sommeil douce comme le miel et pt'ti déj chez Dunn's près de l'hotel, devenu le QG Chango du week-end ... Nous partons tranquillou vers la plage O' Brien, à une grosse demie heure du centre ville ... c'est bourré de monde, tu peux pas nager très loin sans entendre le sifflet du sauveteur, y'a des relents étranges mais estie qu'on est bien, à la fraîche, décontracté de la gousse ... on se parle de nos projets, de nos rêves, des vans à acheter, du trip hasta Mexico, d'un label qui s'appelerait Zion Zone Recordz, de la Suisse, des jolies miss en bouffant du pain d'épices ...
Ensuite los vamos au belvédère, voir les restes de mer Champlain et les explications quant à la fonte glacière ... il y a des parapentes qui donnent envie à Catwoman et Léo d'être des oiseaux et un paysage à couper le souffle ... plan séquence sur la route, Lauzion el rastabikerman en tête, et les Colocs dans la sono, version live millésime 96 ...conduite mouvementée de Gonzales, Val capote et Tao est un peu casse couille; rentrée difficile dans le centre fiesta del Canada oblige et retour à l'hotel avant le show ... le ciel se couvre, il flotte, tout est décalé: on jouera finalement 40 minutes; H'Sao et Jescze Rasz ouvrent le bal devant une foule un peu diminuée par les averses et font des prestations suave mais intenses ... quant à nous, ça été un set court mais donné avec mucho corazon et une très belle réponse public et ce jusqu'au bout et malgré les feux d'artifice qui n'intéressaient visiblement pas grand monde ce soir là ... N.B: Fait étonnant s'il en est, il n'y avait absolument aucun alcool disponible ni sur le site ni dans les loges, au grand dam de la smala presque au complet:à Ottawa on est sur le party avec son soda...so sad ! On plie matos et bagages, une des vans filant hasta Montréal et l'autre festoyant comme il se doit dans la capitale: autant dire qu'on a rapidement perdu des joueurs, Val errant seule et perdue dans la vieille ville et Léo accompagné de sa douce nous a fait le coup du cochon qui tousse et se pousse jusqu'à la cama ... high aïe aïe ! Nous avons donc vagabondé, renifflant le bon plan comme un sanglier des truffes, parmi la flicaille en abondance, et comme une évidence: y'a pas foule sur le party pour le Canada day !
Premier arrêt au Babylon -tout un nom de club ça- pour assister au show de Ukrainia, un quatuor punk-rock-ruskof' que te mata con su sonido chido, à donf dans leur trip - il te parlent en dialecte entre les toons - et assez rigolos pour qu'on ait envie de tendre l'oreille ... à condition d'y mettre un bouchon de PQ, leurs amplis étant pas mal à 11 pour ce qui est du volume ... le groupe d'après, qui faisait dans le surf chinois avec projection nous a moins tenté, alors on a changé de buzz, zonnant sur le trottoir d'à côté à attendre Anit en pleine extase poolistique, genre ze color of money ...le ventre gargouille un peu après la stout, alors on se pête un hot dog sur la calle, au grand desespoir de Rico el vegeteriano qui nous fait son sermon sur nos coûtumes dégueues de bouffer de la saucisse épicée faite de déchets "de porc et va savoir quoi encore, des lêvres, des intestins, des oreilles et j'en passe", sur le son de la grosse basse de la disco d'à côté ... la place aux dires de Gonzales ressemble à Key Wes', les pousse-pousse en moins, les noctumbules piquent du zen ou se fritent, c'est selon, il est pas loin de deux plombes et ça commence à être un peu loose ... on se ramasse au Tuesday's, Rico s'astine avec la serveuse sur la taille des pintes, le groupe enfile les hits à la con, inconnus à not' bataillon, Anit essaie de jammer avec eux et nous quitte pour watcher Star Trek on da TV ...
J'ai un cours de sociologie sur les moeurs du ghetto de Hull avec les anglos d'Ottawa venant casser du "frog" il ya dix ans et c'est pour ça maintenant que tout est mort à compter de deux heures dans les rues des deux bords et que les afters sont des fantômes se déplaçant au gré du vent ... et que Rico est un rude-boy qui voit rouge quand on lui parle de Canada, quitte à se transformer pour de bon en Zulk, sa partie obscure de la force, avec des boxers rasta et un dub kit portatif pertubant les ondes cérébrales de ses victimes à coup de reverb', de delays et de high pitch "Irié !" comme une estocade mentale ... Et oui, nous sommes imaginatifs à soir, il est très bon le matos de notre cher Anit Yam ! On beugle dans les ruelles, à la recherche d'un after, "le surfus", qu'on ne trouvera jamais ... les réponses sont contacdictoires, le monde nous mène en bateau, ça s'appelle en fait "le sun rise", ah non "le daylight", c'est à gauche, à droite, pas loin, fuck ! on jette l'éponge via le pays des songes ...

Petite pausa dans l'espace temps musical afin d'arroser les plantes à la case, payer les factures, peaufiner l'art de ne rien faire, chiller, dormir ... Et c'est reparti,le lendemain pour un autre tour de piste, cette fois via les alentours de Québec; Kuba n'est pas des nôtres, jouant au Quai des Brumes avec son quartet pour le Off ...Nous partons rootsy stylee après un passage chez Audiogram pour récupérer des tortillas et un autre plus à l'est pour allez chercher not' sub JF, un gars de la magouille ... on file à 150 sans rencontrer de radar et pour une fois Van Frite nous amène à bon port du premier coup avec sa bonne humeur coûtumière retrouvée depuis que son voisinage de crack house s'évapore comme un mauvais rêve ... et si je vous disais que tout est en retard, que le sound système est ripou, que les pieds de micro dansent tout seuls et que fort heureusement il y a de la bière en masse pour faire oublier tout ça ... sound check inefficace au possible, parties de freesbee, Tao au parc pour enfants, Lauzion essayant de faire cracher un peu mieux le PA, Anit pratiquant ses chopes tziganes avec Mel Citronelle -Val nous trompant une fois de plus avec Richard Petit- et votre cher narrateur contemplant amusé tout ce beau monde malgré qq vagues d'une humeur moyenne ... On ripaille ensuite près des stands du couscous et de la raclette en marchandant avec les chefs comme des manouches, on se gave de bière et de gateaux, Macéo part une guerre de bouffe rapidemment avortée part le manque de munitions -des cornichons ! - et de suivi collectif - petits joueurs à soir la smala ! - ... l'animation fait un peu fête à neu-neu, avec des charbonniers pas d'enfer qui essayent avec peu de conviction de nous faire revivre le bon vieux temps qu'ils n'ont pas connu, sans être le moins du monde écouté par qui que ce soit à part Van Friet -encore lui et oui c'est un véritable marabout-en-train ! -, qui écrit son chapitre sur la compassion de facade ...
Il va sans dire qu'on fait un peu tache dans cette foule provinciale ... le camp est levé pour les switches de costumes ... On joue devant les vans avec une bite à eau que Macéo - et oui,encore lui, c'est décidemment le farceur de week-end !- a acheté le matin même dans un sex shop: moi dans mes shorts, ce qui provoque une réaction du genre "shocking !" chez Clanie, qui pensait que c'était vraiment la mienne, sous le bras pour Gaboo et interminable pour Animal -bientôt des fotos à l'appui - ... Entourloupe fait la première partie dans l'indifférence presque totale -ça promet- et les nuages noirs se rapprochent insidieusement de nous comme une mala suerte: "ça va mouiller à soir,certain" nous déclare Gonzales, du ton laconique du spécialiste de la météo québecoise et ça loupe pas mon gars: après un cercle en gigue dans le gymnase, première toune chango et c'est carrement la tempête; le plastique devant les stage fait des vagues avec de la marmaille en dessous et on frise l'électrocution ... STOOOOOOP !!! On déplugue tout, on attend, on s'tate de recommencer ou non, l'organisation est un peu perdue, tout comme les soundmen, on vote ça en gang, j'suis pas chaud mais let's go ! Ça buzze les trente premières secondes puis ça repart au quart de tour pour un set moyen devant un public clairsemé et somme tout pas super dedans à part qq jeunes freaks et des mômes qui se foutent de not'gueule ... on passe qd même un bon moment avec les fervents et on se casse peu de temps après à l'hotel Lindbergh, radical chic, avec une receptionniste à lunette et chignon un peu à l'ouest qui flippe sa race en nous voyant débarquer en tribu ... après moults pourparler dans son dialecte fonctionnaire, on se retrouve chambre 407 pour une scéance de pizzapping, sport des soirs de veille un peu loose: clips, pêche à la mouche, séries, tél. érotique, tout y passe avec du bon charras ...

La nuit nous enveloppe de son manteau étoilée, le matin est calin mais le ciel est chagrin ... espresso prise de tête au presse café du coin car des éphémérides un brin arides ralentissent la bride du galop chango pour la Suisse ... on se parle, on spécule puis on se congratule et los vamos hasta el parc Roland Baudoin où l'on retrouve Catwoman tatouée et piercée au nombril, "être 1 femme libérée tu sais c'est pas si facile"...
Le sound check est un vrai bonheur et donne de belles impros qui présagent du carton dans la lucarne ... on va souper au Mundial, un resto près du site chero mais de quality ... on se gave de fraises dans les loges, ça sieste dur avant la bamboula, Tao patauge dans la piscine à côté et Gonzales fait ses assouplissements ... om et zing ! la samba dans le tapis et c'est parti mon waïkiki pour un show tout bonnement hallucinant aux antipodes de la veille: les tounes rentrent au poste grave, c'est tight en tabarnak, la foule est chaleureuse et les sketchs entre les tounes sont fluides ... zerbia !
"Zen in da zion zone " arrache tout, avec JF Ouellette qui avec seulement une répet' blow du ténor sax comme une tempête, "Science sans conscience" confirme et pour le rappel, tout le monde est debout, même les cartes vermeilles ... Yaman !!!
Ça fait du bien pour la confiance avant le trip en Europe et ça récompense la sueur mise sur les tounes ... une p'tite bièwe en gang pour se dire bravo, pliage du matos y los vamos, contents mais pas mal cansados hasta el plateau otra vez pour chiller 'n' chile, se mater des videos, arroser les plantes, payer d'autres factures, voir des potes, lire un peu et prendre el tiempo de vous raconter le tempo des tournées chango ... Irié !!!

Les fotos du 30 juin.



posted by Lundo 22:20

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